Qui sommes-nous?

Laïque et indépendante, la Ligue de l’enseignement réunit des hommes et des femmes qui agissent au quotidien pour faire vivre la citoyenneté en favorisant l’accès de tous à l’éducation, la culture, les loisirs ou le sport.

Des centaines de milliers de bénévoles  et plusieurs milliers de professionnels se mobilisent, partout en France, au sein de près de 30.000 associations locales et d’un important réseau d’entreprises de l’économie sociale.

Tous y trouvent  les ressources, l’accompagnement et la formation nécessaires pour concrétiser leurs initiatives et leurs projets.
Tous refusent la résignation et proposent une alternative au chacun pour soi.

Rejoignez-nous…

Conseil d’administration

Le bureau :
Jean-Michel DUCOMTE, président

Nadia BELLAOUI, secrétaire générale

Jean-Karl DESCHAMPS, secrétaire général adjoint

Hélène GRIMBELLE, secrétaire nationale

Roger EVRARD, trésorier général

Dadou KEHL, trésorier général adjoint

Eric FAVEY, vice-président délégué

Pierre TOURNEMIRE, vice-président

Jean-Marc ROIRANT, vice-président

Claire PESSIN GARRIC, vice présidente

Philippe MACHU, vice-président

Bernard CRINER, président de la commission des finances

Jacqueline TEPAZ,  présidente de la commission d’administration générale
Sont également membres du bureau : Hélène BRUSet Suzanne GUILHEM
Les administrateurs :
Jean-Paul ALBERT
Gérard BARC
Martine BESSON-MANIGLIER
Daniel BOYS
Sylvie BRIGNATZ
Michel DÉHU
Jean-Paul DELAHAYE
Alcide DONNAT
Béatrice GUIGNARD
Hugues GUILLORY
Patrick MAURIERAS
Sylvie MOUREY
Pascal POLITANSKI
Antoine QUADRINI
Sylvie RIVOL
Nathalie ROCAILLEUX
Frédéric SALVAN
Mustapha SBAY
Renée SIMON
Bruno TARREAU
Coline VANNEROY

 

Historique de la Ligue de l’enseignement

La Ligue de l’enseignement est une des plus importantes organisations culturelles et une des plus anciennes sociétés républicaines de France. Elle a été créée par un journaliste et « professeur de demoiselles », Jean Macé (gravure). A la suite du coup d’État de Louis Napoléon Bonaparte, il estime qu’ « avant d’instituer le suffrage universel, il aurait fallu trente ans d’instruction obligatoire… ». Le 15 novembre 1866, il annonce officiellement la naissance de la Ligue française de l’enseignement.

Une pétition en faveur d’une instruction publique, gratuite, obligatoire et laïque est lancée avec l’aide de la presse libérale. Le « mouvement national du sou contre l’ignorance » lancé en septembre 1871 permet de recueillir en quinze mois plus de 1.300.000 de signatures remises à l’Assemblée nationale. En novembre 1872, une nouvelle campagne est lancée auprès des élus locaux sur la question de la laïcité, conçue comme « neutralité de l’école publique». Face au gouvernement prônant « l’ordre moral », la Ligue se rapproche de l’armée par le biais des bibliothèques régimentaires. Sa devise est alors « pour la patrie, par le livre et l’épée ».

Un grand congrès se déroule en 1881 en vue de donner à la Ligue sa forme fédérale. L’arrivée de Jules Ferry au Ministère de l’Instruction Publique et des Beaux-Arts marque un grand changement. Sous l’influence d’autres ligueurs, Ferdinand Buisson, Paul Bert, René Goblet, le Parlement vote les lois scolaires : gratuité de l’enseignement primaire le 16 juin 1881, obligation et laïcité le 28 mars 1882. En 1886, plus du tiers des députés et des sénateurs sont membres de la Ligue.

Après la première guerre mondiale, en 1925, une « assemblée constituante de la Ligue régénérée », modifie ses structures en se décentralisant. Elle reconnue d’utilité publique par le décret du 31 mai 1930. Dans le souci de mettre l’art, les techniques, les disciplines sportives au service de tous, elle crée des sections spécialisées, les « U.F.O ». La première, en 1928, l’UFOLEP (Union française des œuvres laïques d’éducation physique) et sa filiale, l’USEP (Union sportive de l’enseignement primaire), créée en 1939, permet à des centaines de milliers d’enfants la pratique du sport.

La Ligue est dissoute en avril 1942. Lors de son Congrès de refondation en 1945 le général de Gaulle est présent et déclare : « Honneur à la Ligue de l’enseignement ». Elle est au cœur du rassemblement des organisations laïques qui lutteront sans trêve en faveur de l’École de la République. Mais elle se déploie bien au-delà de l’école et du périscolaire, tout comme, en restant ancrée dans le monde rural, elle s’investit dans les quartiers urbains. A la suite de l’échec du « grand service public unifié et laïque de l’Éducation nationale », la Ligue approfondi la notion de laïcité en sollicitant les sciences humaines et en se confrontant avec des croyants. En 1987 les Cercles Condorcet sont créés dans le but d’alimenter le débat d’idées. En 1999 la Ligue organise le premier Salon de l’éducation qui a lieu depuis tous les ans fin novembre.

 

Les cercles Condorcet

Condorcet« Toute société qui n’est pas éclairée par des philosophes est trompée par des charlatans » – Condorcet.

La démocratie est une construction politique permanente qui se confronte aux évolutions sociales. Même dans une démocratie, on ne naît pas citoyen, on le devient par éducation et par pratique ; pour éclairer les idées, pour permettre à chacun de se déterminer, la Ligue de l’enseignement estime qu’il n’y a pas d’autres méthodes que la diffusion des connaissances et le débat, la délibération des citoyens dans le respect absolu des consciences que la laïcité induit. Et ce, partout sur le territoire.

Créés à l’initiative de la Ligue de l’enseignement, en janvier 1987, les cercles Condorcet sont aujourd’hui implantés dans plus de la moitié des départements ainsi qu’à l’étranger. Très divers par leurs origines, leurs compétences, leurs expériences professionnelles, les adhérents des cercles se rassemblent au service d’un projet à la fois simple et ambitieux : ne pas subir passivement, mais tout au contraire anticiper, comprendre et accompagner les mutations amples, parfois brutales, qui ébranlent la société. L’objectif des cercles Condorcet n’est pas de constituer un corps de doctrine ou d’élaborer un programme, mais de confronter les points de vue pour secouer les torpeurs, chasser la résignation, laisser renaître l’espoir. Telle est la force de la démocratie, former son esprit critique, faire exercer pleinement sa démocratie. Pour mettre en œuvre ce projet, chaque cercle dispose d’une autonomie complète tant sur la forme de ses réunions que sur les thèmes de celles-ci. La coordination entre les différents cercles est impulsée par le centre confédéral, en relation avec deux instances dont les cercles se sont dotés : le comité de liaison et la conférence des présidents des cercles.

L’information au sein du réseau Condorcet est assurée par une mise en réseau via le site internet de la Ligue de l’enseignement qui relaie l’ensemble des manifestations organisées, les divers textes produits par les Cercles. Le réseau se compose de plus de 50 cercles qui organisent chaque mois des manifestations sur l’ensemble du territoire. Citons en exemple Les Entretiens d’Auxerre organisé chaque année. Outre les conférences débats les Cercles réalisent de nombreuses publications sous des formes diverses : livres, cahiers, journaux. Le débat est souvent l’occasion pour les Cercles de travailler avec d’autres associations ou institutions tels Attac, la Ligue des droits de l’Homme, les Amis du monde diplomatique, ou bien encore ATD Quart-Monde ou les Instituts de formation des maîtres.