Accueil
Page précédente
A la une
Nos actions
Nos Positions
Nos publications
Nos outils
Agenda
Nous rejoindre
Page suivante
  • le dossier du mois
    Qu'attend-on de la prison ?
    • En vidéo
    • Enjeux
    • Points de vue
    • Repères
    • Quizz
    • Réagissez
    • Archives

    actualités

    SetWidth166-jmrsalonpanno68

    Démolition en règle de la formation enseignante

    Jeudi 26 Janvier 2012

    lire la suite
    SetWidth166-072panno

    50 propositions pour faire société

    Janvier - Février 2012

    lire la suite
    SetWidth166-Affiche-pepa2012panno2

    "Pas d'Education, pas d'Avenir !" 2012

    Mai 2012

    lire la suite
    contributions au débat
    autres videos
    • Qu'attend-on de la prison ?
    • Education au genre : l'école est-elle prête ?
    • Quels territoires pour demain ?
    • Le modèle associatif est-il viable ?
    autres videos
    réagissez et contribuez au débat les débats précédent
    SetWidth200-PHL1994008W2

    On peut reconnaître la qualité d’une démocratie à la façon dont elle conçoit et met en œuvre la justice pénale. Or la France semble avoir un problème avec la prison : elle figure en mauvaise place dans la plupart des comparaisons internationales et l’opinion publique ne semble guère s’en émouvoir.

     

    Pour inviter leurs concitoyens à s’intéresser aux détenus, certains militants déclarent que ce sont des gens comme vous et moi. Comme le note le sociologue Philippe Combessie, c’est passer un peu vite sur le tri opéré par l’ensemble du corps social et matérialisé par les décisions de justice pénale d’envoyer certains justiciables en prison, certains plutôt que d’autres.

     

    La vérité est qu’il y a aussi en prison des gens comme vous et moi, mais que cela ne suffit pas à transformer notre indifférence en intérêt. Dans un livre paru en 2003, James Q. Whitman interrogeait le fossé grandissant entre les politiques pénales européennes et américaines. Il relevait qu’aux États-Unis, la prison est de plus en plus nettement associée à des minorités ethniques. En termes crus, les autres. On peut se demander si les pays européens ne sont pas en train de suivre le même chemin, s’obsédant de sécurité et mettant à l’ombre une part croissante de la population, comme pour ne plus la voir. On annonçait certes récemment le développement de prisons sans barreaux, s’inspirant d’expériences étrangères. Mais plutôt qu’une inflexion décisive de la politique pénale, ne serait-ce pas simplement un moyen commode de répondre à la surpopulation carcérale, qui a son coût ?

     

    Il faut avoir le courage de poser la question : nos sociétés croient-elles encore en la réinsertion ? L’institution et les politiques publiques semblent se désintéresser de cette ambition pourtant inscrite dans la loi. Mais sur le terrain, des acteurs se battent. Militants, autorités indépendantes, professionnels pris dans les rapports sociaux complexes de l’univers carcéral, des voix s’élèvent pour rappeler à ceux du dehors l’existence et la dignité de ceux du dedans, pour réaffirmer leur vocation à réintégrer notre monde.

     

    L’idéal de l’éducation populaire porté par la Ligue de l’enseignement prend ici tout son sens. Il ne s’agit pas d’offrir une simple « remise à niveau » à un public spécialement défavorisé, en espérant le voir s’insérer aisément sur le marché du travail et ainsi dans la société. L’enjeu est bien plus décisif. Il s’agit de permettre à des hommes et des femmes de se ressaisir de leur propre vie. D’opérer un retour sur soi, de formuler un projet. La peine n’a de sens que si elle s’applique à un sujet. Et un sujet suppose une parole. L’accès à cette parole ne va pas de soi ; c’est pourtant bien ce qui est en jeu dans le pari de la réinsertion, et c’est pourquoi la question de l’enseignement est centrale.

     

    La parole hésitante des personnes a pour revers la parole empêchée du collectif. C’est l’un des archaïsmes de l’institution, qui contribue à expliquer la violence et la froideur des rapports sociaux en son sein : il n’existe aucune reconnaissance juridique de la parole collective des détenus. Permettre aux aspirations et aux doléances individuelles de s’insérer dans une formulation collective, autoriser une représentation et favoriser la confrontation organisée des parties prenantes, ne serait-ce pas un progrès décisif ?

     

    Télécharger le dossier en PDF

     

    Télécharger la vidéo

    Quels apprentissages en prison ?

    • Jean-Marie Delarue, contrôleur général des lieux de privation de liberté, rappelle que l’inactivité est une des constantes de la vie carcérale et que le pourcentage de détenus employés ou engagés dans des formations professionnelles reste faible. Pour espérer faire évoluer cette situation, il faut faire la part des contraintes qui l’expliquent. Lire l'article
    • Les travaux du sociologue Bruno Milly éclairent un constat partagé par la majorité des acteurs : si l’enseignement trouve difficilement sa place en prison, c’est que l’accès à une formation participe d’un système de privilèges solidement établi. Lire l'article
    • L’enseignement à distance est-il une solution ? En analysant la situation des détenus étudiants, la chercheuse Fanny Salane démonte les illusions d’un modèle qui se révèle peu adapté à la vie en milieu carcéral. Lire l'article
    • Jean-Michel Bourdon, l’un des responsables du Club informatique pénitentiaire (CLIP), éclaire les enjeux des ateliers informatique : aider à développer des compétences, mais aussi affermir l’estime de soi. Lire l'article
    • Claire Lloret et Adelaïde Météreau évoquent l’engagement des étudiants du Génépi et le sens de leur action, qui pourrait se définir comme une entreprise de décloisonnement. Lire l'article

    Sortir de l'enfermement et faire émerger une parole

    • L’écrivain François Bon fait vivre dans son livre Prison la parole malaisée de jeunes détenus en défaut de langage, mais pour lesquels l’expérience de l’écriture peut aider à progresser vers une parole affermie et à se constituer réellement comme sujets. Lire l'article
    • Le metteur en scène Vincent Écrepont évoque l’expérience des ateliers théâtre et ce qui s’y joue pour les détenus : le théâtre peut aider à se construire, à poser un projet de vie, à oser dire « je », en dehors de toute notion de normes : c’est aussi un lieu pour se redéfinir. Lire l'article
    • Sylvain Roussilloux, syndicaliste et conseiller d’insertion et de probation, évoque les enjeux des métiers de l’éducation spécialisée au sein de l’institution. L’enjeu est de permettre aux personnes incarcérées d’assumer et de se donner d’autres perspectives, de sortir de définitions d’elles-mêmes qui les enfermeraient. Lire l'article
    • Le syndicaliste Joël Sépulcre évoque les représentations des surveillants et les obstacles qui s’opposent à l’émergence d’une parole collective, via la mise en œuvre d’un droit d’association. Lire l'article

    Quelques chiffres :

     

    En 2009...

    • 66 000 écroués dont  62 000 détenus, 3500 écroués sous surveillance électronique et 500 en placement extérieur.
    • 675 mineurs incarcérés.
    • 2,4 milliards d’euros : c'est le budget annuel global pour l’administration pénitentiaire.
    • 5025 tentatives de suicide et actes d’automutilation, 115 suicides et 200 soulèvements collectifs.
    • 34,5 ans : c'est l'âge moyen en détention.

     

    Chrono :

     

    2002

    • Rapport de la commission d’enquête du sénat  prisons : une humiliation pour la République. Principales dénonciations : le doublement de la population carcérale et de la durée de la détention en 20 ans, une précarisation à l’entrée de la prison, le manque de soins, l’absence de perspective pour les longues peines, des prisons modernes "déshumanisées"...

    2003

    • Renforcement des dispositifs de sécurité : développement du système biométrique (accès par reconnaissance de l’empreinte digitale ou de la pupille), installation de brouilleurs de portables…
    • Le fichier national automatisé des empreintes génériques (FNAEG), couramment appelé « fichier ADN des détenus » entre en vigueur.
    • A Evry (Essonne), une détenue est contrainte d’accoucher menottée.

    2004

    • La loi Perben II met en place une nouvelle procédure facilitant les alternatives à l’enfermement (bracelet électronique, semi-liberté, placement à l’extérieur...)
    • La camisole chimique est testée sur des délinquants sexuels volontaires.

    2005

    • Loi relative au traitement de la récidive : la période de sureté est rallongée.

    2006

    • Les règles pénitentiaires européennes sont inscrites dans la charte de l’administration pénitentiaire. L'accès aux téléphones est mis en place dans les maisons d’arrêt.

    2007

    • Pour la première fois depuis 20 ans, le président de la République (Nicolas Sarkozy) refuse d’accorder la grâce présidentielle de la fête nationale. L’année précédente, 3000 détenus en avaient bénéficié.
    • Loi relative à la lutte contre la récidive : les peines planchers (peines minimales et incompressibles) sont renforcées.

    2008

    • Plan Dati pour désengorger les prisons : les assignations à résidence sous surveillance électronique sont encouragées.
    • Nouveau "record" de surpopulation dans les prisons : 64 250 détenus. La densité carcérale est de 126%.
    • Après lecture du rapport de la France (remis avec six ans de retard), le comité des droits de l’homme de l’ONU adresse ses observations à propos de l’application du pacte relatif aux droits civils et politiques. La longueur de la détention provisoire, la rétention de sureté, les conditions de détention et l'absence de statistiques sur les réfugiés politiques en prison, sont particulièrement dénoncées.
    • Décret accordant au prévenu le droit de demander un emprisonnement individuel.

    2009

    • La circulaire de janvier généralise l'application des règles pénitentiaires européennes, comme la séparation des prévenus et des détenus, des mineurs et des majeurs.

     

    Quelques phrases :

     

    • "La construction d'une nouvelle place en maison d'arrêt coûte 106 400 euros, alors qu'une place en établissement du type centre de semi-liberté ou centre pour peines aménagées revient au tiers de ce montant."Rapport du député Jean-Luc Warsmann : Les peines alternatives à la détention, 2003. Accéder au rapport
    • "Si l'esprit de la loi Perben II était appliqué, à savoir aménager l'ensemble des courtes peines, la surpopulation serait réduite de 70%."Annie Kensey et Pierre-Victor Tournier, Surpeuplement carcéral et aménagement des courtes peines, 2006.

     

    A lire :

     

    • Antoine Garapon, Frédéric Gos, Thierry Pech, Et ce sera justice. Punir en démocratie, Odile Jacob, 2001.
    • James Q.Witman, Harsh Justice : Criminal Punishment and the Widening divide Between America and Europe, Oxford University Press, 2003.

     

     

    Sur le web :

     

    Observatoire international des prisons

    Vie publique

    Association française de criminologie

    Journal d'un avocat : la comparution immédiate vue par maître Eolas

     

     

    A revoir :

    La justice des mineurs doit-elle changer ?

     

     

    Vos commentaires

    • correia le 02/12/11
      Politique de répression pénale
      Les récents événements policiers nous amènent à nous poser un certain nombre de questions. Pourquoi notre société se criminalise ? Pourquoi la violence suit-elle une escalade perpétuelle ?
      En rappelant brièvement la politique pénale actuelle et ses conséquences, nous essayerons de comprendre pourquoi elle est inefficace. Enfin, après une analyse du milieu criminel, on essayera d’imaginer des solutions adéquates.
      L’echec de la politique pénale actuelle :
      Il existe grosso modo deux modes de politique pénale. Un système répressif, et un autre préventif. Afin de ne pas se tromper sur le sens et la portée de chacun d’eux, rappelons rapidement leurs principes.
      Le système répressif cherche uniquement à condamner un acte délictuel ou criminel lorsqu’il a été commis. Dans cette logique, s’il n’y a pas d’acte, il n’y a pas de poursuite.
      Le système préventif quant à lui recherche la prévention du crime. Alors si cela semble très louable, les cas concrets amènent à discréditer totalement ce système. En effet, si l’on cherche à prévenir, alors on s’attache à rechercher les personnes présentant une « dangerosité » criminelle. Seulement ces personnes seront condamnées sans même être passé à l’acte. Cela pose un certain nombre de questions ayant attrait à la liberté, et les exemples des Etats ayant appliqué ce système parlent d’eux-même : ex URSS et Allemagne nazi.
      Maintenant qu’il est clair que seul un système répressif est envisageable, voyons quelles sont les réponses apportées par nos sociétés.
      Notre système répressif repose principalement sur deux sanctions : l’amende, et la détention. Il existe d’autres mesures telles que TIG, liberté surveillée, etc, mais elles restent anecdotiques.
      Maintenant, voyons un peu pourquoi ces deux sanctions, telles qu’elles sont utilisées, sont inefficaces.
      L’amende, tout d’abord, est mal perçue par l’opinion publique car elle est injuste. Le fait que tout le monde doit être jugé selon la même loi, a pour conséquence de lier le montant de l’amende à l’acte incriminé. Donc en réalité, celui ayant beaucoup de ressources est avantagé par rapport à celui ayant des ressources plus modestes. D’autres part, cette solution est envisagée seulement dans les petits délits.
      Alors, pour aborder la sanction de la détention, ou prison, nous allons rappeler comment se classent les criminels selon la doctrine.
      En simplifiant, il existe deux sortes de criminels. Le criminel d’occasion, et le criminel né. Pour plus de détails, il est bon de se référer aux œuvres de Cesare Lombrozo, ou encore à ceux du Dr J maxwell.
      Le criminel né, est en réalité un fou, dément ou autre, et de part sa déficience mentale sera amené à un moment ou à un autre à passer à l’acte.
      Le criminel d’occasion, c’est un homme dont seules les circonstances l’amèneront à passer à l’acte. En d’autres termes, si telles ou telles circonstances n’avaient pas été réunies, il n’y aurait pas eu passage à l’acte.
      La notion de circonstance est très importante car c’est cette notion qui en réalité explique l’inefficacité, voire la dangerosité de la prison.
      Lors de la détention, l’individu va s’adapter à son nouvel entourage. Les deux conséquences importantes de sa détention sont d’une part le déclin de la peur de cette sanction, et d’autre part, la corruption de son entourage, démultipliant les possibilités de circonstances criminogènes. Pour reprendre une expression, la prison c’est l’école du crime.
      Pourquoi la peur de la sanction décline ? Simplement parce que le fait de l’avoir vécu banalise cette sanction. Et surtout le fait d’avoir été détenu, « la notion d’antécédent », est indélébile et les peines postérieures seront perçues comme bénignes.
      La prison, dans son aspect punitif est efficace, car elle punit. Mais elle produit également un cercle vicieux engendrant la récidive, puis la multi récidive. En outre, l’aspect curatif ou de réinsertion de la prison est une plaisanterie dont on ne traitera même pas, vu les moyens dérisoires destinés à sa mise en œuvre.
      Solutions envisageables :
      D’abord, il convient d’entrée de jeu de disqualifier la notion de dissuasion de la détention. Le seul moyen de dissuader serait d’appliquer la prison à perpétuité réelle. Il en va de même pour l’amende. Si un individu devient criminel pour un motif économique (la très grande majorité des criminels d’occasion), le condamner revient à le pousser un peu plus vers le crime.
      En réalité, ce qui pousse à agir la grande majorité des délinquants, c’est le fait que la société n’offre aucune perspective d’avenir en l’état actuel. L’individu ne voyant aucune solution à l’amélioration de sa situation, va prendre la décision de passer à l’acte criminel.
      Une solution rapide n’est donc pas possible. Il faut que la société prenne sa part de responsabilité, et s’attache à limiter d’une part la part du marché parallèle, et d’autre part condamne à un suivi thérapeutique les délinquants.
      Une grande partie des trafics et des vols sont étroitement liés aux marchés parallèles. Le trafic de drogue existe, car la drogue est une substance dont l’Etat nie l’existence et son commerce. Le fait de légaliser toutes les drogues, sous contrôle médicale ou autre, détruirait de fait tout trafic, et génèrerait quelques emplois et quelques recettes pour l’Etat, et surtout limiterait une grande part des dépenses sur le budget de la justice.
      Les crimes sexuels sont plus nombreux dans les pays réprimant l’industrie du sexe. Là encore, la légalisation de la prostitution, avec un contrôle de corporation serait bénéfique.
      Enfin, le vol existe car il y a des receleurs. Un contrôle plus stricte de certains commerces : bijouterie, devises, etc… limiterait le nombre de vol.
      Pour résumer, au lieu de créer des franges occultes dans l’économie, chose que les Etats ont trop tendance à faire, il faudrait bien au contraire y mettre un projecteur et le réguler et le contrôler.
      Maintenant, il y aura toujours des délinquants, et ceux-là, il faut les traiter de deux manières. S’il s’agit d’un criminel né, seul l’enfermement en institut spécialisé pur et définitif est concevable. S’il s’agit d’un criminel d’occasion, alors la détention est à proscrire. Il faut lui dédié un suivi psychosocial fort et contraignant.
      L’administration pénitentiaire représente en terme de budget près de 3 milliard d’euro. Si l’on compte en sus le nombre de policier et personnel de justice, et les frais qui vont avec qui seraient économisés en supprimant la prison, l’économie serait de plus de 5 milliard d’euro. De quoi traiter correctement ces délinquants.
      De plus, sur ces 60.000 détenus remis dans la société, et admettons que leur niveau de chomage soit le double du reste de la société, soit 20%, cela représente tout de même près de 50.000 travailleurs de plus dans le pays.
      Pour conclure, et puisque la conjoncture s’y prête, l’abolition de la prison et son remplacement par des peines d’encadrement psychosociaux d’une contrainte graduée, ainsi que la légalisation sous contrôle des marchés parallèles tels que stupéfiants, prostitution, devises, bijouterie, etc, permettrait non seulement la réduction de la délinquance et des violences connexes, mais aussi une réduction des dépenses et une amélioration des recettes de l’Etat.

      Auteur : Etude de droit à Paris 1, niveau licence ; détenu 3 ans pour trafic international de stupéfiant
      Répondre
    • MICHALAKIS le 13/11/10
      J'ai assisté à une conférence un mercredi 13 Octobre : La maison d'arrêt de Nanterre et L'Université ; quelle cohabitation?

      Il y a beaucoup à faire, surtout éviter la récidive et la multirécidive.

      C'est géant, de voir qu'une "petite ville" , en parlant de la maison d'arrêt, est autant organisée qu'une grande ville.

      Quand on prend l'exemple de Nanterre, des petites PME ont commencé à s'interesser au monde carcéral aux alentours des années 80 à 90.

      A compter parmi eux, l'entreprise SODEXHO.

      La "bouffe", c'est le plus gros chiffre d'affaires. Cela génère plus de 100 000 euros par mois (organisation, logistique, préparation de barquettes, etc).

      On se rend compte que les "surveillants" ne sont pas là que pour ouvrir et fermer les portes à clefs. Leur devise sans doute : ne jamais vous dire au revoir.

      Le milieu carcéral ne manque pas d'idées (à part parfois, le manque d'effectifs, le manque de moyens).

      C'est triste, c'est sûr, mais c'est loin de la pseudo réalité de Prison Break.

      Les associations sont nombreuses, et plus encore.

      Le taux d'illetrisme a chuté d'un bon pourcentage.

      Des étudiants universitaires viennent donner des cours en semaine.

      Des formations sont proposées (usinage, métiers de la restauration, et d'autres encore), des passages de diplome aussi.

      C'est simple, dans la prison, il y a le gars qui va mal tourné, se faire + de "camarades" dans la mauvaise école, et il y a le gars qui veut s'en sortir, qui veut s'en donner les moyens. Il y en a pour tous les gouts.

      Un exemple parmi tant d'autres : un ancien détenu a eu le projet de prendre avec lui de jeunes détenus pour essayer de faire un tour du monde en bâteau. L'aventure s'est arrêté aux alentours des îles Tenerifes. Ce qui compte dans cette action, ce n'est pas le résultat, mais l'intention.

      Et beaucoup ont suivi dans ce projet.

      Le monde carcéral est beaucoup plus compliqué que ça, il n'y a pas que des gangsters, des fondations de groupes d'associés malfaiteurs, il y a aussi des groupes qui prient, qui souhaitent faire autre chose que de vivre derrière les barreaux ou derrière des libertés sous conditions, suivent des cours. On ne tombe pas que sur des imbéciles, il y en a même qui se lancent dans des "doctorats", "licences" de droit pour finir un jour avocat derrière d'autres barreaux.

      Enfin, derrière la réalité aux barreaux, il y a la prévention. Surtout au niveau médical. On n'est pas tous au top ; c'est clair, mais chacun fait du mieux qu'il peut, au niveau social, humain, essaye de bousculer, provoquer des réunions, tirer des signaux d'alarmes comme par exemple informer sur la surpopulation dans les cellules. Ils ne sont pas indifférents à tout ça.

      Et rattrapé par l'administration pénitentiaire par dessous tout ça ... on rentre dans un autre débat qui dépasse tout entendement.

      Les renards de Nanterre n'ont pas été indifférents au message, et nous avons sollicité le lundi qui suivait, Madame Moreau, Directrice du Service Pénitentiaire d'Insertion et de Probation des Hauts de Seine, avec le concours du PDG de Vigibio et proposer des alternatives concrètes, provoquer une réunion au mois de Février.

      Les renards de Nanterre auront en charge de servir de "tremplin" entre le milieu carcéral et les patrons pierreux. L'objectif n'est pas d'en faire des Daltons, mais les préparer à un meilleur avenir, proposer dans un premier temps, des initiations "bureaux d'études", construire des maquettes à échelle réduite, et se préparer à la sortie pour construire, restaurer à échelle réelle. Le jeu en vaut la Chandelle.

      En ce qui concerne Vigibio, le projet est autant ambitieux, mais ça, seul le PDG a son mot à dire.

      Histoire à suivre ...
      Répondre
    • Marc POUPART le 21/05/10
      Ancien cadre de l'administration pénitentiaire et néanmoins ancien président de FOL, je suis ravi que la question de la pénalité commence à être traité par notre organisation. J'ai plein de choses à dire sur le sujet que le cadre de ce commentaire ne me permet pas de traiter de façon exhaustive. J'ai assez récemment été interviewé par l'équipe de Philippe ZOUMEROFF, mécène de l'Association Française de Criminologie:http://www.collection-privee.org/public/galerie-video.php?reference=42. Malgré ses imperfections, cette présentation a le mérite de présenter une vision assez large des métiers pénitentiaires de l'insertion et de la probation et des enjeux de ce secteur d'activité. A votre disposition pour travailler avec vous sur ce sujet.
      Bien cordialement.
      Répondre

    DONNEZ VOTRE AVIS



    SetWidth200-cuo2009003c0913709

    Que faire de la dette ?

    Depuis plus de deux ans, les Européens peinent à sortir de la crise des dettes publiques. Aujourd’hui, l’activité tourne au ralenti, les recettes des Etats chutent, leurs déficits se creusent et les difficultés à rembourser les dettes s’aggravent, malgré les mesures d’austérité. Une chose est sûre : la crise montre la fragilité des Etats européens face aux marchés financiers. Comment réduire les déficits publics ? Que faire de la dette ?
    SetWidth200-cuo2000001c0020536a

    Une politique du logement est-elle possible ?

    Aujourd’hui, le mal-logement ne se réduit plus à la situation des sans-abris. Petites surfaces, insalubrité, surpopulation… 3,7 millions de personnes sont victimes de mal-logement en France. Le constat est sans appel : le marché fonctionne mal, les politiques publiques ont tendance à créer de nouveaux dysfonctionnements et l’Etat perd sa capacité de régulation du marché. Comment alors mieux coordonner les politiques de logement que 20 ans d’accumulation législative ont rendu illisibles? Faut-il tout remettre à plat ?
    SetWidth200-flo2001002c0100311

    Internet : nouvel espace démocratique ?

    De la campagne d’Obama aux révoltes arabes, de plus en plus d’événements politiques et sociétaux se sont initiés ou développés sur la toile. Aujourd’hui, l’outil Internet interroge la légitimité des grosses structures, bouscule les modes de consultation conventionnels et tente de répondre, en partie, à une forte attente de démocratisation des citoyens. Outil de liberté pour les uns, utilisé pour mieux contrôler par d’autres…Internet est-il vraiment un nouvel espace démocratique ?
    SetWidth200-cuo2007002c0731419

    Nucléaire : peut-on faire autrement ?

    Avec la catastrophe de Fukushima au Japon, la pertinence du "tout nucléaire" a été remise au cœur des débats. L'argument de l'indépendance énergétique est aujourd'hui relativisé. Certes, le nucléaire pollue peu mais les moyens, humains et financiers, investit dans son développement ont freiné celui des énergies renouvelables. Certains pays, comme l’Allemagne, ont choisi cette option. La France est-elle prête à changer de modèle énergétique ? Quelles en seraient les conséquences économiques et sociales ? La baisse de la consommation n’est-elle pas le passage obligé d’une nouvelle stratégie énergétique ? Les citoyens sont-ils prêts à changer leur mode de vie ?
    SetWidth200-top1994004n0003705

    Comment répondre à l'angoisse scolaire ?

    Angoisse du redoublement, survalorisation des diplômes et des savoirs académiques... les parents n’ont jamais été aussi angoissés par la scolarité de leurs enfants. Entre des cours payants et un accompagnement scolaire qui ne parvient pas à offrir une alternative à une Ecole de plus en plus élitiste, tous les acteurs de l’éducation sont tentés par l’acharnement scolaire. Le soutien scolaire est-il une réponse à l’échec scolaire ? Comment l’accompagnement à la scolarité peut-il permettre la réussite du plus grand nombre ? Dans un pays où les destins sociaux sont largement déterminés par les destins scolaires, comment répondre aux attentes des familles sans jouer le jeu de la performance à tout prix ?
    SetWidth200-cog1998007c0002432

    Quelle place pour les aînés ?

    Dépendance, solitude, maladie, poids économique… notre société renvoie très souvent une image négative de la vieillesse. Certes, la France vieillit mais ses vieux rajeunissent et sont le plus souvent actifs. Qui doit payer ? A quelles solidarités faisons-nous appel ? Quel regard portons-nous réellement sur les personnes âgées? Quelle place notre société fait-elle aux aînés ?
    SetWidth200-JetJAM

    Comment réduire les inégalités Nord-Sud ?

    Après 60 ans d'aide au développement, le monde est plus inégal que jamais. Pour certains, cette aide reflète l’arrogance occidentale et ne prend pas en compte les véritables besoins du Sud ; pour d’autres, elle nécessite une mise en cohérence avec les autres politiques publiques et une meilleure régulation du commerce international. Pour d’autres encore, il s’agit de s’attaquer aux conditions même des modes de production et de redistribution des richesses souvent créateurs d’inégalités. Comment faire remplir à l’aide au développement sa vocation première de lutte contre la pauvreté ?
    SetWidth200-photo.une

    Nouveaux militants : la fin du politique ?

    Les identités militantes ont changé mais le militantisme n’est pas mort. Plus pragmatique, l’engagement actuel interpelle les politiques et les institutions. On ne se bat pas plus pour un idéal demain mais pour faire valoir des droits, aujourd’hui et maintenant. La recherche de résultats immédiats signifie-t-elle la fin des utopies ? Ces nouvelles formes d’engagements peuvent-elles fonder une autre approche du politique ?
    SetWidth200-ryhtmes.scolaires

    Quel rythme de vie pour les élèves ?

    Parmi les marottes de l’école, les rythmes scolaires font partie des plus épineuses. La question semble insoluble au vu des intérêts extérieurs et contradictoires qui la conditionnent : tourisme et transport notamment. Alors comment sortir de la spirale du bras de fer ? Comment assurer à tous les jeunes une éducation de qualité respectueuse de leurs rythmes scolaires, sociaux et familiaux ?
    SetWidth200-flo2004001c2

    Le sport peut-il tenir ses promesses sociales ?

    Le sport-spectacle et ses dérives écornent l'image d'un sport inconditionnellement vertueux. Il est vrai que la pratique sportive n'est pas exempte de lacunes, d'excès et d'injustices. Alors dans quelle mesure le sport peut-il répondre aux missions éducatives, intégratrices, citoyennes et même humanistes qu’on lui attache ? On sous-estime sans doute les avantages d’un monde professionnellement organisé, et dynamisé par des politiques publiques ; mais ce monde dispose-t’il d’une vraie capacité de peser sur le réel ?
    SetWidth200-Fillebureau2

    Education au genre : l'école est-elle prête ?

    Bien qu'obligatoire de la primaire au lycée, l'éducation a la sexualité semble toujours aussi taboue dans les établissements scolaires. Ses missions : informer, prévenir des grossesses non désirées ou des IST mais aussi lutter contre les stéréotypes de sexe, et participer ainsi à la construction d'une société plus égalitaire. L'École est-elle pour autant prête à mettre en place une véritable éducation au genre ?
    SetWidth200-flo2005002c2

    Quels territoires pour demain ?

    La réforme des collectivités territoriales de 2010 fait polémique autant chez les élus que dans le monde associatif. Quels sont les enjeux de la réforme ? A quoi ressembleront les territoires de demain ? Comment l’intérêt local trouvera-t-il sa place dans le futur paysage institutionnel ?
    SetWidth200-flo2004001c1801905a3

    Le modèle associatif est-il viable ?

    Les associations bénéficient d'une image positive dans l'opinion publique. Mais elles sont sous-représentées dans le champ politique et ont dû mal à se faire reconnaître dans le champ économique. Sources d’innovation sociale et de progrès collectif...les associations ne doivent pas non plus être réduites à de simples prestataires de service. Alors: comment mieux rendre compte de la richesse des associations et surtout, comment mesurer ce qui ne se mesure pas ?
    SetWidth200-voilebaguette

    Le débat démocratique est-il menacé ?

    Après les polémiques suscitées par le débat sur l’identité nationale, laligue.org se penche sur les conditions des débats en France. Comment l’opinion publique peut-elle répondre sereinement quand une question récurrente est traitée de manière alarmiste ? Sécurité, jeunesse ou Islam… avons-nous vraiment les clés pour décrypter le vrai du faux, le raisonnable de l’émotion ? Entre manipulation et populisme, comment organiser le débat démocratique du 21e siècle ?
    SetWidth200-Classe

    Comment faire vivre la mixité à l'école ?

    L’assouplissement de la carte scolaire a conduit à accélérer des tendances inégalitaires depuis longtemps à l’œuvre. La réforme de la sectorisation, voulue par le gouvernement, pourrait bien mener à reconsidérer sérieusement l’ensemble du modèle scolaire français. Mais comment faire vivre la mixité scolaire ? Supprimer la carte ? Réformer les territoires ? Faire évoluer les établissements ? Nous vous proposons d'en débattre.
    SetWidth200-Femme2

    Quel avenir pour le commerce équitable ?

    En plein essor mais encore confidentiel à l'échelle internationale, le commerce équitable est à un véritable tournant. Quelle va être son évolution ? Le commerce équitable peut-il perdre son âme comme certains le pensent depuis qu'il est présent dans la grande distribution ? Peut-il peser sur le commerce mondial ? Retrouvez les avis des experts, des acteurs, des économistes qui font le débat.
    SetWidth200-cog2000004c0002205

    L'école peut-elle réaliser l'idéal républicain?

    Egalité des chances, méritocratie et élitisme pourrait résumer l'idéal républicain. La réalité est pourtant plus prosaïque car force est de constater que l'école française ne réduit pas les inégalités de départ. Certes, notre élite est reconnue (quoique trop homogène) mais "les vaincus du mérite" sont nombreux et abandonnés par le système. La culture académique de notre école se prolonge dans le monde du travail où le diplôme est porté aux nues. Faut-il alors changer de système ? Notre école peut-elle concilier égalité et élitisme ? Nous vous proposons d'en débattre.
    SetWidth200-flo2005001c1510213a2

    Quelle politique pour la jeunesse ?

    Jeunes au chômage, jeunes à la dérive…trop souvent, les jeunes sont stigmatisés et rangés dans la case « à problème ». Smic jeune, CPE… les politiques publiques sont peu cohérentes et souvent pensées à court terme. Faut-il voir la jeunesse comme une catégorie à part ? Education, emploi: les politiques à destination des jeunes doivent-elles toujours se réduire à ces deux champs ? Nous vous proposons d’en débattre ?
    SetWidth200-Pirates

    Quelle économie pour la culture ?

    Avertissement, coupures internet, amendes, prison... telle est la riposte graduée mise en place par la loi Hadopi 2 pour dissuader les internautes de télécharger illégalement. Difficilement applicable et répressive, cette loi serait-elle un écran de fumée qui masquerait les vraies questions ? Comment mettre en place un nouveau dispositif de rémunération sur la toile pour les auteurs et les interprètes ? Comment ne pas brider un droit à l’information élémentaire et une large diffusion de la culture sans porter préjudices aux artistes ? Nous vous proposons d’en débattre.
    SetWidth200-PHL1993008W0083511

    La justice des mineurs doit-elle changer ?

    Un nouveau code pénal pour les mineurs a été rédigé. Entre le besoin de nouvelles mesures et polémiques, quelle est la réalité du débat aujourd'hui ? Les mineurs sont-ils plus violents et plus nombreux? La justice, de son côté, est-elle plus répressive ? L'idéal éducatif de l'Ordonnance de 1945 est-il toujours d'actualité ? Nous vous proposons d'en débattre.
Contacts ∣ Qui sommes-nous ? ∣ Crédits ∣ Conditions d'utilisation ∣ Emploi ∣ Tous nos sites Internet ∣ Espace privé