Politique locale : quelle place pour les associations ?

217Les associations composent aujourd’hui avec des pouvoirs publics locaux qui se soucient de plus en plus de la cohérence et de l’impact de leur soutien. Reconnaissance d’une représentation collective, renouvellement des dirigeants associatifs et des engagements bénévoles, lisibilité des projets sur un territoire : progressivement, la vie associative devient une compétence des collectivités locales. Cette évolution peut être synonyme de démocratie et de développement local. Mais elle est quelque peu ternie par la crise et ses contraintes budgétaires. Depuis dix ans, les financements publics se tarissent et la commande publique se généralise au détriment de la subvention. Lire l’édito.

Analyses
Vie asso’, la mise à l’épreuve d’un nouveau référentiel de l’action publique locale
À l’instar de la démocratie participative ou de l’innovation sociale, la vie associative s’intègre progressivement dans les référentiels de l’action publique locale, là où elle était encore il y a quelques années une revendication de la société civile organisée. C’est en soi un progrès pour la démocratie et le développement local. Mais paradoxalement, les associations n’ont plus le monopole du discours et de l’action sur la vie associative. Lire l’article de Laurent Fraisse.

À qui vont les subventions publiques ?
Le financement public représente près de la moitié du financement total du secteur associatif. Aujourd’hui, ce sont les grandes associations employeuses qui captent l’essentiel des subventions publiques. Lire l’article de Viviane Tchernonog. 

Expériences
« Il n’y a pas de démocratie sans co-production »
On a parfois érigé en « modèle rennais », une certaine manière de déléguer la vie de quartier, le socioculturel et une partie des services à de simples citoyens actifs et motivés. Cette culture de l’associatif est née dans la tradition bretonne de l’engagement et du collectif, mais elle s’appuie aussi, depuis près de 50 ans, sur une relation conçue et discutée entre les associations et le pouvoir politique local. René Jouquand, adjoint à la culture depuis 2008 et ancien délégué général de la Ligue d’Ille-et-Vilaine revient sur ce dialogue dont il est l’un des acteurs. Lire son portrait.

Appréhender un projet par la concertation
La Ligue de l’enseignement de Moselle a animé la concertation sur la réforme des rythmes scolaires. Un travail de fond, point de départ du projet éducatif de territoire. Lire l’article.

Le chantier permanent de la co-construction
La politique actuelle du conseil général de Seine-Saint-Denis en matière d’éducation populaire résulte largement du travail conjoint mené avec le réseau associatif pendant plusieurs années. Mais la co-construction des politiques publiques ne suit pas un parcours linéaire. Lire l’article.

Point de vue
Vers un empowerment à la française ?
Le rapport Bacqué-Mechmache propose des mesures ambitieuses et concrètes pour donner un contenu tangible à la notion d’empowerment dans la politique de la ville. Dans un article publié dans « La Vie des idées », dont nous livrons quelques extraits, Thomas Kirszbaum explique pourquoi les conditions politiques et institutionnelles ne semblent pas réunies. Lire l’article. 

Éclairage
« Faire coïncider l’espace des problèmes et des solutions »
La France n’est pas (plus) rurale mais bien urbaine. Pour abandonner cet héritage du XIXe siècle et remettre l’État en mouvement, il faut un nouveau découpage du territoire qui associe plus les citoyens. Entretien avec Jacques Lévy, géographe et auteur de « Réinventer la France ». Lire l’interview.

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