PISA : peut-on vraiment ne pas refonder l’école ?

chapitre-nature5Le système scolaire français continue de se dégrader. Sans surprise, l’enquête PISA 2012 révèle une fois de plus les piètres performances de nos élèves de 15 ans en mathématiques mais aussi en compréhension de l’écrit.

Plus inquiétant encore que ces « mauvais résultats », c’est bien notre école elle-même qui amplifie les inégalités sociales et laisse sur le bord du chemin un nombre toujours plus croissant d’enfants. Année après année, toutes les évaluations internationales, corroborées par celles du ministère, le démontrent : l’écart se creuse entre les élèves. Le nombre d’élèves « en difficulté » s’est ainsi envolé de 30 % en dix ans, pour atteindre plus d’un élève sur cinq aujourd’hui, alors que dans le même temps, la part des élèves « excellents » est restée stable.

Il existe un domaine où, invariablement les élèves français savent être en avance sur les autres : celui de l’anxiété et du manque de confiance en soi.

Nous le répétons depuis longtemps : la compétition et le tri scolaires font des ravages. Notre système scolaire est plus discriminant que les autres pour les enfants d’origine modeste et ceux issus de l’immigration. L’école n’a pas réussi à se réformer, il est donc aujourd’hui vital de le faire tant sur les structures, les contenus que sur les pratiques pédagogiques. L’école de la République ne peut plus s’accommoder ni des vaincus ni des vainqueurs du mérite.

Corriger l’influence de l’origine sociale sur les acquis des élèves et développer la capacité de tous à apprendre tout au long de la vie, voilà l’ardente priorité collective, non seulement de l’Éducation nationale, mais de tous ceux qui sont attachés à une démocratie vivante, soucieuse d’émancipation et de solidarité.

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