Parcours citoyen : une responsabilité éducative partagée

Olivier-Pezzot-Mollys-eyes-(11-sur-13)Lors de ses vœux à la jeunesse et aux forces de l’engagement, François Hollande a réaffirmé son attachement au développement d’une culture de l’engagement accessible à tous, un an après la grande manifestation républicaine du 11 janvier 2015.

La Ligue de l’enseignement se réjouit des mesures annoncées par le Président de la République, qui vont dans le sens d’une meilleure prise en compte du désir d’engagement de nos concitoyens, et notamment des plus jeunes.

Mobilisée pour le développement du Service civique avec plus de 12 000 volontaires accueillis par notre réseau d’associations affiliées depuis 2010, nous soutenons la généralisation progressive du dispositif et son ouverture à un plus grand nombre de bénéficiaires, dans des missions d’intérêt général qui permettent aux jeunes d’être acteurs de leur parcours. La confirmation par François Hollande du caractère volontaire de cet engagement nous semble absolument essentielle pour en garantir le sens, dans une animation confiée à un nouveau Haut-Commissariat à l’engagement doté d’un périmètre d’intervention et d’un budget à la hauteur des enjeux d’un service civique véritablement universel.

Pour permettre aux enfants et aux jeunes, dans le cadre du nouveau « parcours citoyen », de trouver leur place dans notre société au service du mieux vivre-ensemble, notre responsabilité éducative est immense et ne peut qu’être collective et partagée. Il s’agit en effet d’aider chaque jeune à relier et relire son parcours, pour lui donner du sens : cet objectif demande d’articuler les expériences scolaires, les engagements personnels et associatifs, en lien avec tous les acteurs concernés du territoire (école, associations, famille, collectivités territoriales…). Il s’agit également de proposer des pistes d’engagement collectif concrètes aux jeunes, ce que nous faisons au quotidien en accompagnant les jeunes membres des associations sportives scolaires USEP, les Juniors Associations…

C’est pourquoi, association éducative complémentaire de l’école et mouvement de citoyen-nes engagé-es pour l’éducation populaire, nous voulons prendre notre part à la réflexion autour de la création du « livret citoyen » – tout comme au réaménagement de la Journée Défense et citoyenneté, dont nous proposons qu’elle puisse s’effectuer de façon souple entre 16 et 20 ans pour s’adapter à la diversité des parcours des jeunes.

L’engagement ne se décrète ni ne s’impose : plutôt que des héritiers, faisons des jeunes les alliés de la construction de leur propre parcours citoyen !