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« Il existe dans la vie trois types de mensonges, disait Winston Churchill : lies, bloody lies (les très gros mensonges) and statistics ». La crise financière a montré avec quelle prudence il faut considérer les chiffres de la croissance, qui peuvent décrire aussi bien une économie solide que des bulles prêtes à éclater. Et sans même évoquer ces corrections brutales, la vie de nos sociétés se résume-t-elle aux chiffres de la production et à ceux de la consommation ?
En 2008, le président de la République a mis en place une Commission réunissant deux prix Nobel et des experts de haut vol, pour imaginer de meilleurs thermomètres de l'activité. Où en sommes-nous aujourd’hui ?
Pour le dire rapidement, des progrès sont en vue pour la mise en œuvre d’autres représentations du bien-être social. Ce n’est pas rien. Mais ces représentations ont une tendance très nette à oublier le monde associatif.
Certes, le rapport Stiglitz appelle à une meilleure prise en compte des activités non marchandes. Mais il insiste surtout sur l’activité informelle des ménages et les activités de service public. La bonne ou la mauvaise volonté de la Commission n’est pas en cause : elle a, pour l’essentiel, compilé et synthétisé les travaux de la littérature spécialisée. Mais ces travaux sont marqués du défaut congénital de la science économique, qui est centrée sur les agents économiques. Les alternatives au PIB invitent simplement à changer de catégorie d’agents, en passant des entreprises aux ménages.
Le tiers secteur ne peut guère exister, dans cette perspective, que comme prestataire de services publics ou de services au public. Ce qui ne saisit qu’une partie de la réalité et manque la spécificité des activités associatives. Comment rendre compte en effet de la fonction civique, de la façon dont les associations contribuent diversement à tisser et réparer le tissu social ?
Se pose alors pour le monde associatif une question stratégique. Une possibilité est de se détourner de ces représentations et de persévérer dans l’action quotidienne, qui après tout se passe fort bien d’être mesurée ou pas. Une autre possibilité est de militer pour des représentations très différentes, dégagées de l’économisme ambiant. En politique, c’est la voie de l’altermondialisme ; sur le plan intellectuel les travaux de l’école anti-utilitariste offrent des ressources. Une troisième et dernière possibilité, enfin, est de travailler à faire évoluer les représentations dominantes, les catégories de l’INSEE ou celles des alternatives au PIB qui se dessinent aujourd’hui. Le monde associatif est multiple et il serait illusoire d’imaginer qu’il se fédère autour d’une stratégie unique. Il est d’autant plus utile pour les acteurs de comprendre le paysage intellectuel qui informe les stratégies, y compris les leurs.
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Des chiffres
Il existe 1 200 000 associations en France aujourd’hui dont près de 2 000 sont reconnues d’utilité publique.
1 400 nouvelles associations sont créées chaque semaine.
73 000 associations ont été créées au cours de l’année 2008-2009. En moyenne, 60 000 associations sont créées chaque année.
Il y a entre 12 et 15 millions de bénévoles travaillant dans les associations.
Un salarié privé sur 10 est employé par une association.
177 000 associations emploient 1 745 000 salariés.
En 2008, le secteur associatif a créé plus de 30 000 emplois,
Le secteur associatif a maintenu une croissance de l’emploi de l’ordre de 1,9 % au premier semestre 2009, alors que le reste du secteur privé présente une baisse de 2%.
L’emploi des femmes représente 60% des emplois alors que dans le reste du secteur privé il est de 50%.
L’embauche des salariés de plus de 50 ans était de 17% en 2008, contre 12% pour le reste du secteur privé.
En matière d’insertion, on note que les mesures prises en faveur de l’emploi de publics particuliers représentent 20% contre 5% pour le reste du secteur privé.
Chiffres à consulter sur le site www.recherches-solidarites.org
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Que faire de la dette ?Depuis plus de deux ans, les Européens peinent à sortir de la crise des dettes publiques. Aujourd’hui, l’activité tourne au ralenti, les recettes des Etats chutent, leurs déficits se creusent et les difficultés à rembourser les dettes s’aggravent, malgré les mesures d’austérité. Une chose est sûre : la crise montre la fragilité des Etats européens face aux marchés financiers. Comment réduire les déficits publics ? Que faire de la dette ? |
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Une politique du logement est-elle possible ?Aujourd’hui, le mal-logement ne se réduit plus à la situation des sans-abris. Petites surfaces, insalubrité, surpopulation… 3,7 millions de personnes sont victimes de mal-logement en France. Le constat est sans appel : le marché fonctionne mal, les politiques publiques ont tendance à créer de nouveaux dysfonctionnements et l’Etat perd sa capacité de régulation du marché. Comment alors mieux coordonner les politiques de logement que 20 ans d’accumulation législative ont rendu illisibles? Faut-il tout remettre à plat ? |
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Internet : nouvel espace démocratique ?De la campagne d’Obama aux révoltes arabes, de plus en plus d’événements politiques et sociétaux se sont initiés ou développés sur la toile. Aujourd’hui, l’outil Internet interroge la légitimité des grosses structures, bouscule les modes de consultation conventionnels et tente de répondre, en partie, à une forte attente de démocratisation des citoyens. Outil de liberté pour les uns, utilisé pour mieux contrôler par d’autres…Internet est-il vraiment un nouvel espace démocratique ? |
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Nucléaire : peut-on faire autrement ?Avec la catastrophe de Fukushima au Japon, la pertinence du "tout nucléaire" a été remise au cœur des débats. L'argument de l'indépendance énergétique est aujourd'hui relativisé. Certes, le nucléaire pollue peu mais les moyens, humains et financiers, investit dans son développement ont freiné celui des énergies renouvelables. Certains pays, comme l’Allemagne, ont choisi cette option. La France est-elle prête à changer de modèle énergétique ? Quelles en seraient les conséquences économiques et sociales ? La baisse de la consommation n’est-elle pas le passage obligé d’une nouvelle stratégie énergétique ? Les citoyens sont-ils prêts à changer leur mode de vie ? |
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Comment répondre à l'angoisse scolaire ?Angoisse du redoublement, survalorisation des diplômes et des savoirs académiques... les parents n’ont jamais été aussi angoissés par la scolarité de leurs enfants. Entre des cours payants et un accompagnement scolaire qui ne parvient pas à offrir une alternative à une Ecole de plus en plus élitiste, tous les acteurs de l’éducation sont tentés par l’acharnement scolaire. Le soutien scolaire est-il une réponse à l’échec scolaire ? Comment l’accompagnement à la scolarité peut-il permettre la réussite du plus grand nombre ? Dans un pays où les destins sociaux sont largement déterminés par les destins scolaires, comment répondre aux attentes des familles sans jouer le jeu de la performance à tout prix ? |
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Quelle place pour les aînés ?Dépendance, solitude, maladie, poids économique… notre société renvoie très souvent une image négative de la vieillesse. Certes, la France vieillit mais ses vieux rajeunissent et sont le plus souvent actifs. Qui doit payer ? A quelles solidarités faisons-nous appel ? Quel regard portons-nous réellement sur les personnes âgées? Quelle place notre société fait-elle aux aînés ? |
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Comment réduire les inégalités Nord-Sud ?Après 60 ans d'aide au développement, le monde est plus inégal que jamais. Pour certains, cette aide reflète l’arrogance occidentale et ne prend pas en compte les véritables besoins du Sud ; pour d’autres, elle nécessite une mise en cohérence avec les autres politiques publiques et une meilleure régulation du commerce international. Pour d’autres encore, il s’agit de s’attaquer aux conditions même des modes de production et de redistribution des richesses souvent créateurs d’inégalités. Comment faire remplir à l’aide au développement sa vocation première de lutte contre la pauvreté ? |
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Nouveaux militants : la fin du politique ?Les identités militantes ont changé mais le militantisme n’est pas mort. Plus pragmatique, l’engagement actuel interpelle les politiques et les institutions. On ne se bat pas plus pour un idéal demain mais pour faire valoir des droits, aujourd’hui et maintenant. La recherche de résultats immédiats signifie-t-elle la fin des utopies ? Ces nouvelles formes d’engagements peuvent-elles fonder une autre approche du politique ? |
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Quel rythme de vie pour les élèves ?Parmi les marottes de l’école, les rythmes scolaires font partie des plus épineuses. La question semble insoluble au vu des intérêts extérieurs et contradictoires qui la conditionnent : tourisme et transport notamment. Alors comment sortir de la spirale du bras de fer ? Comment assurer à tous les jeunes une éducation de qualité respectueuse de leurs rythmes scolaires, sociaux et familiaux ? |
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Le sport peut-il tenir ses promesses sociales ?Le sport-spectacle et ses dérives écornent l'image d'un sport inconditionnellement vertueux. Il est vrai que la pratique sportive n'est pas exempte de lacunes, d'excès et d'injustices. Alors dans quelle mesure le sport peut-il répondre aux missions éducatives, intégratrices, citoyennes et même humanistes qu’on lui attache ? On sous-estime sans doute les avantages d’un monde professionnellement organisé, et dynamisé par des politiques publiques ; mais ce monde dispose-t’il d’une vraie capacité de peser sur le réel ? |
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Qu'attend-on de la prison ?La France semble entretenir une culture de l’incarcération. Elle se montre peu pressée de généraliser les alternatives à la prison, alors même qu’elles pourraient limiter le risque de récidive. En outre, les conditions de détention font de la patrie des droits de l’Homme l’une des plus mauvaises élèves d’Europe... Mais qu’attend-on exactement de la prison ? |
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Education au genre : l'école est-elle prête ?Bien qu'obligatoire de la primaire au lycée, l'éducation a la sexualité semble toujours aussi taboue dans les établissements scolaires. Ses missions : informer, prévenir des grossesses non désirées ou des IST mais aussi lutter contre les stéréotypes de sexe, et participer ainsi à la construction d'une société plus égalitaire. L'École est-elle pour autant prête à mettre en place une véritable éducation au genre ? |
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Quels territoires pour demain ?La réforme des collectivités territoriales de 2010 fait polémique autant chez les élus que dans le monde associatif. Quels sont les enjeux de la réforme ? A quoi ressembleront les territoires de demain ? Comment l’intérêt local trouvera-t-il sa place dans le futur paysage institutionnel ? |
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Le débat démocratique est-il menacé ?Après les polémiques suscitées par le débat sur l’identité nationale, laligue.org se penche sur les conditions des débats en France. Comment l’opinion publique peut-elle répondre sereinement quand une question récurrente est traitée de manière alarmiste ? Sécurité, jeunesse ou Islam… avons-nous vraiment les clés pour décrypter le vrai du faux, le raisonnable de l’émotion ? Entre manipulation et populisme, comment organiser le débat démocratique du 21e siècle ? |
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Comment faire vivre la mixité à l'école ?L’assouplissement de la carte scolaire a conduit à accélérer des tendances inégalitaires depuis longtemps à l’œuvre. La réforme de la sectorisation, voulue par le gouvernement, pourrait bien mener à reconsidérer sérieusement l’ensemble du modèle scolaire français. Mais comment faire vivre la mixité scolaire ? Supprimer la carte ? Réformer les territoires ? Faire évoluer les établissements ? Nous vous proposons d'en débattre. |
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Quel avenir pour le commerce équitable ?En plein essor mais encore confidentiel à l'échelle internationale, le commerce équitable est à un véritable tournant. Quelle va être son évolution ? Le commerce équitable peut-il perdre son âme comme certains le pensent depuis qu'il est présent dans la grande distribution ? Peut-il peser sur le commerce mondial ? Retrouvez les avis des experts, des acteurs, des économistes qui font le débat. |
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L'école peut-elle réaliser l'idéal républicain?Egalité des chances, méritocratie et élitisme pourrait résumer l'idéal républicain. La réalité est pourtant plus prosaïque car force est de constater que l'école française ne réduit pas les inégalités de départ. Certes, notre élite est reconnue (quoique trop homogène) mais "les vaincus du mérite" sont nombreux et abandonnés par le système. La culture académique de notre école se prolonge dans le monde du travail où le diplôme est porté aux nues. Faut-il alors changer de système ? Notre école peut-elle concilier égalité et élitisme ? Nous vous proposons d'en débattre. |
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Quelle politique pour la jeunesse ?Jeunes au chômage, jeunes à la dérive…trop souvent, les jeunes sont stigmatisés et rangés dans la case « à problème ». Smic jeune, CPE… les politiques publiques sont peu cohérentes et souvent pensées à court terme. Faut-il voir la jeunesse comme une catégorie à part ? Education, emploi: les politiques à destination des jeunes doivent-elles toujours se réduire à ces deux champs ? Nous vous proposons d’en débattre ? |
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Quelle économie pour la culture ?Avertissement, coupures internet, amendes, prison... telle est la riposte graduée mise en place par la loi Hadopi 2 pour dissuader les internautes de télécharger illégalement. Difficilement applicable et répressive, cette loi serait-elle un écran de fumée qui masquerait les vraies questions ? Comment mettre en place un nouveau dispositif de rémunération sur la toile pour les auteurs et les interprètes ? Comment ne pas brider un droit à l’information élémentaire et une large diffusion de la culture sans porter préjudices aux artistes ? Nous vous proposons d’en débattre. |
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La justice des mineurs doit-elle changer ?Un nouveau code pénal pour les mineurs a été rédigé. Entre le besoin de nouvelles mesures et polémiques, quelle est la réalité du débat aujourd'hui ? Les mineurs sont-ils plus violents et plus nombreux? La justice, de son côté, est-elle plus répressive ? L'idéal éducatif de l'Ordonnance de 1945 est-il toujours d'actualité ? Nous vous proposons d'en débattre. |
Vos commentaires
Le modèle associatif est-il viable ?
Avant de chercher à répondre à cette question, peut-être convient-il de nous demander ce qu’elle dit. Ou plutôt ce que suggère la métaphore implicite en quoi consiste son énoncé.
Le modèle associatif serait un organisme vivant dont la viabilité serait remise en cause par les modifications intervenues au sein de son biotope originel.
Et en effet, force est de constater que la société qui fit naître puis se développer notre modèle associatif, a subi de telles transformations qu’il est possible de conclure aujourd’hui à sa disparition. C’était la société des émancipations collective, dominée par la raison des sciences, du progrès et du devenir ; elle est désormais supplantée par la société de l’épanouissement individuel, dominée par la raison de la compétition, de la consommation et de l’immédiat.
Dès lors il est possible de préciser la question :
Le modèle associatif doit-il s’adapter ou disparaître ?
Mais ce faisant, cette question nous révèle les contours (c'est-à-dire les limites) de l’exercice réflexif auquel elle nous convie : penser ou repenser le modèle associatif pour le conformer au nouveau cadre de son existence… voire de sa survie.
Certes… l’exercice s’impose…, du moins semble-t-il… au nom du principe de réalité.
Pour autant doit-il être exclusif ?
N’y aurait-il pas quelque autre plan de réalité qui mériterait attention ?
Inversons la proposition :
Et si le modèle associatif était l’un des outils qui permettent de repenser le cadre ?
…
Faudrait-il alors que nous soyons assez fous, pour casser nous-mêmes cet outil ? Le pervertir à ce point qu’il devienne l’arme de sa propre destruction ?
…
Drôle de question…
…
Certes, mais n’hésitons pas à transgresser les limites, personne ne le fera pour nous.
Laissons vagabonder toutes nos réflexions, c’est hors des sentiers battus que se trouvera le chemin.
N’a-t-on pas assez dit combien le monde associatif était un laboratoire ?
Et par les temps qui courent, ne serait-il pas bienvenu d’assumer pleinement cette fonction ?
Ne dit on pas par ailleurs « Comment (mieux) faire société ? »
C’est donc bien qu’il y aurait quelques motifs.
Et si la forme associative n’était en elle-même rien d’autre que le prototype expérimental de ce dépassement, à l’évidence si nécessaire, d’un monde limité au seul horizon de l’appropriation et de l’accumulation.
Loin de toute idéalisation irréaliste, sommes-nous pour autant condamnés à cultiver le cynisme et la trivialité d’une civilisation « inhumaniste » au prix du déni de nos propres raisons ? N’y a-t-il d’autre perspective que mercantile ?
Et si nos raisons le valaient bien.
Au-delà des associations caritatives, de loisirs... il y a les associations et fédérations d'associations avec une action sociale non négligeable, couteuse, et riche en terme de prévention des inégalités.
Ses associations ce sont aussi des employeurs, une activité économique non lucrative, des financements publiques en perdition...
Je pense aussi que le fait d'introduire des salariés au milieu associatif les tuent a petits feux. Les salariés sont censés être au service des adhérents, du projet associatif. Lorsqu'une association ne dispose plus d'une force vive d'adhérent, de militant ni même de projet associatif, l'asso ne devrait plus avoir lieu d'être or on les garde en vie car des emplois dépendent de celle ci... Dans ce cas autant en faire des entreprises !!
Autre remarque, est il normal de voir des individus toucher un salaire 7000€/mois en milieu associatif ?? Des lors (entre autre) la recherche de fonds ne sert plus qu'a payer les salariés... On passe plus de temps a tenter de sauver la peau des salariés qu'a mettre en place des projets !!
Le modele associatif est viable, mais il ne faut pas avoir les yeux plus gros que le ventre, comme la ligue de l'enseignement (pour ne citer qu'elle) a pu l'avoir !!!!
http://christophebernard.eklablog.com/plaidoyer-pour-le-benevolat-a1013849
Je ne suis pas sûr que Nadia est raison de penser qu'il est bon que les économistes se préoccupent de faire rentrer dans le champ de leur rationalité ce qui lui échappe.
Si par hasard ils y arrivaient, cela voudrait dire que leur raison serait définitivement indépassable. (voir "La nouvelle raison du monde" de Laval et Dardot - La Découverte - Janvier 2009)
Il faut peut-être considérer au contraire, en quoi ce qui est encore perçu comme "l'économie du don", ou de la contribution (voir Stiegler à propos de l'internet et de l'économie de la connaissance...) peut être le symptôme de la transgression à venir de la rationalité économiste et matérialiste.
A suivre...
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